Males and females show differential brain activation to taste when hungry and sated in gustatory and reward areas

Dans le domaine du comportement alimentaire, les différences entre hommes et femmes ont fait l’objet de nombreuses publications. Étonnamment, les expérimentations de psychophysique gustative recherchant une disparité de genre, n’ont pas apporté de conclusions nettes. Des études, menées dans ce champ d’explorations, avec un contrôle de la faim et du rassasiement, ont tout de même suggéré qu’un état physiologique donné pouvait modifier, d’une façon plus marquée chez la femme, la sensation de plaisir éprouvé à l’application d’un stimulus d’origine alimentaire. La série de Haase et al. s’est basée sur l’imagerie fonctionnelle (IRM fonctionnelle) pour étudier chez 21 jeunes adultes sains (12 femmes et 9 hommes), d’éventuelles différences de genre dans l’activation corticale lorsque ces sujets étaient soumis à des stimuli gustatifs purs (salé, sucré, amer, aigre) de tonalité agréable ou désagréable. Ces interventions étaient pratiquées chez des participants en état de faim, et après rassasiement. Les résultats ont fait apparaître que les femmes exprimaient une activation cérébrale positive plus intense que les hommes, en réponse aux stimuli acide, amer et salé. En revanche, dans le cas du stimulus sucré, l’activation est similaire dans les deux genres. En état de rassasiement, les zones d’activation cérébrale positives et négatives étaient plus largement étendues chez les femmes, les hommes n’exprimant qu’une activation négative, localisée essentiellement dans les régions limbiques. Par ailleurs, lors des changements d’état physiologique, passant de la faim au rassasiement, l’imagerie fonctionnelle a montré que les femmes manifestaient moins de variations d’activité cérébrale que les hommes, et continuaient d’exprimer une activation significative en réponse à des stimuli agréables ou déplaisants. Pour les auteurs, ces données pourraient témoigner de l’existence, chez les femmes, de signaux inefficaces pour l’arrêt de la prise alimentaire, exposant à la surconsommation. De nouvelles études dans ce domaine particulier pourraient aider à mieux comprendre les désordres de la prise alimentaire.


Males and females show differential brain activation to taste when hungry and sated in gustatory and reward areas. HAASE  L., GREEN E., MURPHY C. Appetite, 2011, 57 : 421-34

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Auteur : HAASE L.

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Brèves Nutrition N° 46 - Décembre 2011 - N46009 (Réf 4693)