L’ ingestion d’ un repas à fort index glycémique (FIG) en prises fractionnées plutôt qu’ en une fois pendant la récupération, augmente-t-il la capacité d’ endurance ultérieure des athlètes ? Dans cette hypothèse, une étude croisée randomisée a été menée sur huit sportifs qui ont dû effectuer une course de 90 minutes, suivie d’ une récupération de 4h, puis d’ une deuxième course d’ épuisement au même rythme que la première. Vingt minutes après la fin de la première course, chacun recevait un repas hyperglucidique d’ IG élevé (77) contenant 1,5g de glucides /kg de poids et devait l’ ingérer soit en une fois (1) soit en trois fois séparées d’ une heure (2). Le glucose et lLa Les réponses glycémique et insulinique ont été mesurées toutes les heures sur prélèvements de sang veineux, la glycémie postprandiale a été testée à intervalles réguliers jusqu’ à trois heures après la première prise, sur prélèvements capillaires. Quel que soit le schéma de prise, la durée moyenne de la deuxième course a été similaire ((1) 68,1±8,2 min vs (2) 66,8±8,7 min, p>0,05). En revanche, le glucose utilisé pendant la deuxième course est plus faible après le repas en une prise qu’ après le repas fractionné (94,4±11,4g vs 117,6±10,6g, p<0,05) l’ oxydation des lipides étant au contraire plus élevée (55,9±8,0g vs 44,0±8,6g, p<0,01). Le fractionnement du repas favorise donc l’ utilisation du glucose au détriment des lipides lors d’ un effort d’ endurance ultérieur, mais ne change pas la capacité d’ endurance en termes de durée.

Auteur : Siu PM