How many calories are on our plate ? Expected fullness, not liking, determines meal-size selection
Si les aliments caloriques conduisent à une prise de poids, c’est parce qu’ils sont particulièrement attirants et donc consommés en portions plus importantes. Cette étude anglaise a testé cette hypothèse communément admise en évaluant les réactions de 28 jeunes (20,1 à 32,2 ans) de poids normal, vis-à-vis de photos sur ordinateur de 17 aliments couramment consommés. Les participants, à jeun depuis au moins 3 heures, devaient évaluer pour chaque aliment la satiété attendue et la taille d’une portion idéale pour leur repas (en augmentant à l’écran la taille de l’aliment par comparaison avec une portion standard), l’utilité (en estimant combien ils paieraient pour consommer cet aliment), et leur appréciation du goût et de la sensation en bouche (« attirance ») sur une échelle visuelle de 100 mm. Trois relations significatives ont émergé : la taille de la portion idéale est étroitement liée à la satiété attendue
(r = -0,80, p<0,001) ; l’utilité des aliments est associée à une satiété attendue importante (r = 0,79, p<0,001) ; enfin, les aliments jugés de faible utilité sont sélectionnés avec de plus grandes portions (r = -0,48, p<0,05). Les autres associations n’atteignaient pas la significativité, comme la relation entre l’attirance pour un aliment et son utilité (r = 0,46, p = 0,063). Par ailleurs, à ration calorique équivalente, les aliments énergétiques étaient supposés moins rassasier (r = -0,58, p = 0,015) et jugés de faible utilité (r = -0,61, p = 0,009). Ainsi, la satiété attendue importe plus que le plaisir dans la détermination de la taille des portions alimentaires, ce qui interroge sur l’apprentissage de la valeur rassasiante des aliments.
How many calories are on our plate? Expected fullness, not liking, determines meal-size selection.  Brunstrom J.M.,  Rogers P.J. Obesity, 2009,

17, 10 : 1884-90

Auteur : JM Brunstrom, PJ Rogers

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Brèves Nutrition N° 38 - Décembre 2009 - N38002