Les quantités consommées par les jeunes enfants dépendent de différents facteurs, parmi lesquels la taille des portions et la chronologie des plats. Par ailleurs, le goût inné des petits pour le sucré et leur appétence pour le gras, font que les desserts sont très appréciés et susceptible d’accroître la prise alimentaire. D’où l’intérêt de cette étude d’intervention en milieu scolaire, randomisée et en cross-over, menée chez 23 enfants de maternelle (2 à 5 ans). Ses objectifs étaient de déterminer l’influence du moment où est servi le dessert (simultanément ou après le plat principal) et, d’autre part, d’évaluer l’impact de la taille de la portion du plat principal sur la prise alimentaire.

Durant les 8 semaines de l’étude, les enfants avaient 2 fois par semaine au déjeuner soit des raviolis, soit du poisson, en quantité standard ou en quantité standard augmentée de 50 %. Par ailleurs, le dessert était servi soit avec le plat principal, soit juste après.

Les résultats de cette étude ont mis en évidence un accroissement de 14 % de la consommation du plat principal, 7 % du dessert et 9 % du repas global lorsque le dessert était servi après le plat. De manière surprenante vis-à-vis des données de la littérature, la taille des portions n’a eu aucun impact sur la prise alimentaire.

Selon les auteurs, ces résultats, même limités, ouvrent une perspective intéressante pour limiter les apports alimentaires de cette population particulièrement exposée au risque de surpoids et d’obésité. Il convient toutefois de noter que le modèle culturel peut avoir une forte influence sur la prise alimentaire – y compris sur les enfants – et que cette étude américaine n’est probablement pas directement extrapolable au contexte français.

Timing of serving dessert but not portion size affects young children’s intake at lunchtime.

Huss LR, Laurentz S, Fisher JO, McCabe GP, Kranz S.

Appetite. 2013 Sep;68:158-163.


Auteur : HUSS LR

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Brèves Nutrition N° 54 - Décembre 2013 - N54006 (Réf 4510)