Internal and external cues of meal cessation: the French paradox redux ?

Suivre des signaux de satiété internes pour arrêter de manger est plus favorable au maintien d’un IMC correct. C’est la conclusion d’une étude comparant 131 étudiants français (21,5 ± 2,0 ans, IMC = 20,7 ± 2,6 kg/m2) et 145 étudiants américains (21,1 ± 2,6 ans, IMC = 23,6 ± 3,0 kg/m2) ayant répondu à un questionnaire sur leurs habitudes alimentaires. Les signaux internes étaient définis par l’arrêt du repas en réponse à une sensation de satiété ou pour laisser de la place au dessert, ou le fait de continuer à manger quand on a faim même si le repas est mauvais, tandis que les facteurs externes d’arrêt étaient constitués par la quantité jugée normale par la plupart des gens, la fin de la boisson consommée en accompagnement du repas, ou de l’émission de TV regardée. Les réponses aux questionnaires étaient comparées entre groupe d’IMC inférieur ou supérieur à 25 kg/m2 et entre pays d’origine, par analyse univariée de covariance ajustée pour le sexe, l’âge et les années d’études. Les personnes de poids normal (n = 231) étaient plus influencées par des facteurs internes (p = 0,043), tandis que les personnes en surpoids (n = 45) l’étaient plus par des facteurs externes (p = 0,005). De même, les étudiants français étaient plus influencés par des facteurs internes (p < 0,001), tandis que les Américains l’étaient plus par des facteurs externes (p < 0,001). Ce travail de recherche actualise la théorie des stimulations externes et suggère que la tendance de certains individus à survaloriser les signaux externes pourrait expliquer en partie les variations de l’IMC entre différentes populations, voire différentes cultures. Cesser les repas en fonction des signaux internes plutôt qu’externes pourrait durablement améliorer le comportement alimentaire.


Internal and external cues of meal cessation: the French paradox redux? Wansink B., Payne C.R., Chandon P. Obesity, 2007, 15, 12 : 2920-24

Auteur : Wansink B., Payne C.R., Chandon P.

Documents supports :
Brèves Nutrition N° 40 - Juin 2010 - N40013