Le surpoids serait plutôt lié à des apports énergétiques en excès par rapport aux besoins et à l’inactivité qu’à la consommation de sucres « extrinsèques1 » (SE) ou de boissons sucrées (BS), selon cette analyse des données de 1294 jeunes de 7 à 18 ans ayant participé à l’étude britannique NDNS2. Les données comportaient les enregistrements des aliments pesés et de l’activité physique sur 7 jours, les apports nutritionnels, les mesures d’IMC. La contribution des ES et des BS aux apports caloriques a été calculée. La sous et sur- déclaration des apports ont été évaluées à 36 % des sujets. Après ajustement pour ce biais, une faible corrélation inverse entre le score z d’IMC et la part de calories provenant des SE a été trouvée (r=-0,06, p=0,03). En régression linéaire, l’énergie des BS comptait pour moins de 0,5% de la variance de l’IMC (p=0,18). Comparés aux plus minces, les jeunes en  surpoids ont des apports caloriques beaucoup plus élevés ( 1220kJ/j), 5% seulement provenant des BS ( 60kJ/j), ils passent plus de temps à des activités sédentaires ( 20 min, p<0,001). En analyse multivariée, le risque de surpoids augmente de 58% pour chaque megaJ d’énergie ingérée (OR=1,58 ; IC95% :1,42-1,77, p<0,0001) et de 11% par heure d’inactivité (p=0,03) alors qu’il diminue de 29% par heure d’activité physique (p<0,0005). Le risque de surpoids est faiblement lié à la consommation de BS (p=0,08) et n’est réel que pour les plus gros consommateurs (870kJ/j ; OR=1,67 IC95% : 1,04-2,66, p=0,03), sans lien avec les SE (p=0,4). Encourageons donc nos enfants à bouger.



Sugar intake, soft drink consummtion and body weight among British children : further analysis of National Diet and Nutrition Survey. Gibson S; Neate D. Int J of Food Sciences and Nutrition, 2007, 58, 6, 445-60

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Brève Nutrition N° 33 - Août 2008 - N33010