Diminuer la teneur en lipides de l’ alimentation de 31,8 % à 10,4 % (en % de l’ AET) ne réduirait pas les risques de maladies cardiovasculaires. Un régime pauvre en lipides*, suivi pendant 10 jours, entraîne une augmentation de la concentration en triglycérides, une diminution des teneurs en cholestérol LDL et HDL ainsi qu’ une réduction de la taille des particules de VLDL. Or, les individus qui présentent une grande proportion de molécules de LDL de faible taille seraient plus fortement prédisposés aux maladies cardiovasculaires. L’ origine de l’ augmentation de la concentration en triglycérides, qui est positivement corrélée à la diminution de la taille des particules de LDL, reste inconnue. Cependant, la signification de ces résultats pourrait être remise en cause. En effet, l’ étude est menée sur une durée trop courte pour obtenir la stabilisation des paramètres sanguins, qui est généralement observée après 4 semaines. De plus, le régime utilisé est exceptionnellement pauvre en lipides et entraîne ainsi une augmentation excessive de la part des glucides dans l’ alimentation. * lipides : 10,4% de l’ AET du régime.

 

A very low fat diet is not associated with improved lipoprotein profiles in men with a predominance of large, low density lipoproteins. D. Dreon, H. Fernstrom, P. Williams, R. Krauss. Am. J. Clin. Nutr., 1999, 69 : 411-418