Pour déterminer l’ influence de l’ ingestion répétée de boissons sucrées sur la consommation prise alimentaire ultérieure et sur la faim, 24 sujets ont consommé, un jour par semaine sur 2 semaines, de façon croisée, deux litres de boisson soit au saccharose soit à l’ édulcorant. et lLeura consommation alimentaire a été mesurée pendant le déjeuner et le dîner, l’ évaluation de la faim étant effectuée avant et après. PuisDans un deuxième temps, pendant quatre semaines ils les sujets ont consommé alternativement ces deux types de boissons pendant quatre semaines. Les mesures ont ensuite été répétées comme dans une deuxièmela première session semblable à la première. Il n’ y a pas eu de prise de poids pendant l’ essai alors que l’ apport calorique de la boisson au saccharose était supérieure. L’ apport énergétique des aliments ingérés n’ était pas significativement différent entre les deux groupes, mais les sujets consommaient significativement moins d’ aliments le premier jour de chaque session que le second avec une différence de 37% après la boisson au saccharose et 15% après la boisson à l’ édulcorant. En revanche, l’ apport énergétique global (boisson + repas) sur deux jours est significativement supérieur chez les sujets recevant la boisson au saccharose versus édulcorant, quelle que soit la session (S1 : 20728±6030kJ vs 17745±5623kJ – S2 : 21332±5408kJ vs 18253±5198kJ p<0,001). La régulation de l’ apport alimentaire calorique suite à un apport de « sucre liquide » la consommation de boissons sucrées est imprécise et aucun ajustement n’ est observé même, après plusieurs semaines de consommation. L’ organisme n’ apprend donc pas automatiquement à tenir compte des calories sous forme liquide

Auteur : V.Van Wymelbeke et al.