Un nouveau récepteur probable du goût sucré vient d’être isolé et clôné chez le rat. Il s’agit d’une protéine, enclavée dans la membrane des cellules qui constituent les papilles gustatives. Elle est très présente au niveau des papilles gustatives « fongiformes », situées à l’avant de la langue, et dans une région du palais appelée « geschmackstreifen » or ces deux zones sont particulièrement sensibles au goût sucré. En revanche, elle est très peu présente dans les autres types de papilles, spécialisées dans la réception des goûts acide, amer, salé ou « umami ». Cette découverte montre que la spécialisation spatiale du goût observée au niveau de la langue et du palais est le reflet d’une sélectivité au niveau des cellules réceptrices. Toutefois, il est probable qu’il existe plusieurs types de récepteurs pour un goût donné : la recherche continue…

Auteur : MA Hoon E Adler J Lindemeier JF Battey NJP Ryba CS Zucker