How bad is fructose ?

Dans un éditorial publié dans l’American Journal of Clinical nutrition de 2007, George Bray décrit les effets délétères potentiels du fructose sur la santé.

L’augmentation significative de la consommation de fructose entre 1970 et 2000 liée à l’augmentation de 25% des « sucres ajoutés » pourrait, selon lui, être un facteur favorisant l’épidémie d’obésité observée pendant la même période. Aujourd’hui, le fructose constitue environ la moitié des sucres ajoutés, alors qu’auparavant, sa consommation était limitée à très peu d’aliments (miel, fruits). En effet, le fructose est essentiellement présent sous forme de sirop de glucose enrichi en fructose (HFCS) dans les boissons sucrées, dont la consommation est passée de 2 portions/semaine à 2 portions/jour en 60 ans. Le fructose est peu absorbé par l’intestin et il est presque entièrement éliminé au niveau des cellules du foie via la voie de synthèse du glycérol, favorisant ainsi la lipogenèse. De fait, la consommation d’un repas riche en fructose augmente la circulation post-prandiale de triglycérides chez la femme. Une étude a trouvé une corrélation entre alimentation riche en fructose et taille des particules de LDL. Dans cette étude qui sera développée plus loin, c’était le fructose libre, et non le saccharose, qui était responsable de cet effet. De plus, une autre étude a proposé que le métabolisme hépatique du fructose interviendrait dans la production d’acide urique qui utilise l’oxyde nitrique, un modulateur-clé de la fonction vasculaire. Le fructose pourrait donc par ce biais augmenter le risque de maladie cardiovasculaire.


How bad is fructose ? BRAY G.A. Am J Clin Nutr, 2007, 86 : 895-96


Auteur : Bray GA

Documents supports :
Brève Nutrition N° 32 - Avril 2008 - N32009