Une étude pilote a été menée durant 1 an chez 38 adultes en surpoids (35 ± 6ans, IMC :27,6 ± 1,4 kg/m2) afin d’évaluer l’influence du taux de restriction énergétique (RE) prescrit sur la consommation d’énergie réelle et les changements pondéraux résultants. Deux régimes, de RE légère (10 %) ou modérée (30 %) ont été prescrits après 7 semaines d’observation, la nourriture étant fournie durant les 6 premiers mois. Les critères étudiés étaient le poids, du métabolisme de repos (TMR), la satiété et le comportement alimentaire. L’observance du taux de RE prescrit était évaluée à l’aide d’eau doublement marquée. Le groupe de restriction légère s’est significativement plus restreint qu’il ne le devait (p = 0,04), à l’inverse de l’autre groupe (p<0,0001), de telle sorte que le pourcentage de RE mesuré sur 1 an n’était pas significativement différent : 18,1 ± 9,8 dans le groupe RE-10 % vs 23,1 ± 8,7 dans le groupe RE-30 % (p = 0,16). Le pourcentage de perte de poids n’était pas significativement différent dans le groupe RE-10 % vs RE-30 % durant les 6 premiers mois (‑6,97 ± 6,4 vs ‑10,20 ± 3,9, p = 0,08) ou les 6  mois suivants (0,92 ± 5,1 vs 2,03 ± 2,6, p = 0,38), de même que la satiété et les autres paramètres étudiés. Cependant, les changements pondéraux étaient plus variables dans le groupe RE‑10 % durant les 6 mois d’alimentation libre (p<0,001), et une moindre perte de poids était prédictible par un IMC supérieur à l’inclusion et une plus grande désinhibition à 6 mois (p<0,0001 ; R2 ajusté = 0,71). Ces résultats préliminaires suggèrent un effet bénéfique d’une restriction énergétique légère (10 %) pour certains individus seulement, d’où l’intérêt d’un régime individualisé.


Low or moderate dietary energy restriction for long-term weight loss : what works best ? DAS S., SALTZMAN E., GILHOOLY C., DELANY J. et al. Obesity, 2009 : 2019-24


Documents supports :
Brèves Nutrition N° 39 - Avril 2010 - N39011