La prise de poids consécutive à une surconsommation d’aliments riches en graisses serait plus reliée à la densité énergétique élevée de ces aliments, qu’à leur contenu en graisses. Telle est la conclusion de cette étude. Ayant réussi à formuler des repas de densités énergétiques différentes mais similaires au niveau de la palatabilité et de la composition en macronutriments (en % de l’énergie totale absorbée), les auteurs ont pu montrer que la prise alimentaire, i.e. la quantité de nourriture ingérée, est indépendante de la densité énergétique des aliments. Ainsi, les individus consomment toujours le même poids d’aliments, quelle que soit leur densité énergétique, ce qui se traduit par une absorption énergétique bien plus importante pour les régimes à haute densité énergétique (cf. tableau). Il s’ensuit que diminuer la part des graisses dans l’alimentation ne suffit apparemment pas à perdre du poids, mais il faudrait également veiller à diminuer la densité énergétique des repas, ce qui peut se faire facilement en privilégiant les aliments riches en eau. Cette étude, conduite chez des femmes de poids normal et sur 2 jours, mériterait néanmoins d’être confirmée chez des obèses et sur un plus long terme.

 

 

Energy density of foods affects energy intake in normal-weight women. BELL E.A., CASTELLANOS V.H., PELKMAN C.L., THORWART M.L., ROLLS  Am J Clin Nutr, 1998, 67, 412-420.

Auteur : BJ Rolls