L’ effet de repas hyperglucidiques d’ index glycémiques (IG) différents sur l’ oxydation des acides gras et des glucides pendant un exercice ultérieur a été étudié chez 9 coureurs amateurs. Trois expériences espacées d’ 1 semaine ont été réalisées pour que chacun puisse tester les 3 repas type. Trois heures après ingestion soit d’ un repas hyperglucidique isoénergétique (2g glucides/kg de poids) à IG haut (HIG) ou faible (FIG) soit d’ eau, les sujets doivent courir 1 heure à 65% de leur VO2 max. L’ insulinémie et la glycémie post-prandiales et le taux d’ acides gras non-estérifiés (AGNE) ont ensuite été mesurés. Après ingestion des repas FIG et HIG, les insulinémie et glycémie augmentent dans les 2h postprandiales avec des valeurs d’ aire sous la courbe 2,2 fois plus élevées pour le repas HIG par rapport au repas FIG (Glucose :108,7 vs 48,9mmol/l /min Insuline : 12146 vs 8654 UI/l /min). En revanche, les taux d’ AGNE sont supprimés puis augmentent régulièrement pendant l’ exercice, le repas FIG induisant une plus forte augmentation. Cependant, ils restent toujours inférieurs au taux d’ AGNE à jeun qui augmente 60 min après ingestion d’ eau jusqu’ à la fin de l’ exercice (p<0,05). Un profil similaire est observé pour le glycérol plasmatique. Le jeun, couplé à l’ exercice, induit une oxydation des graisses plus rapide (28,6+/-4,4g/h) que les repas HIG et FIG, mais une oxydation des glucides plus lente (146,0+/-8,2g/h). Si vous tenez le choc, le jeun couplé à l’ exercice est la meilleure solution pour oxyder ses graisses, sinon préférez le repas FIG !

Auteur : Ching-Lin Wu et al