Secular trends in children’s sweetened-beverage consumption (1973 to 1994); the Bogalusa heart study

Les résultats de l’étude de Bogalusa sur l’évolution de la consommation de boissons chez les enfants aux États-Unis sur une période de 21 ans, apportent un regard nouveau sur les relations entre boissons sucrées et obésité. Cette étude, qui incluait 1548 participants âgés de 10 ans ayant participé à l’une des 7 enquêtes réalisées entre 1973 et 1994, a évalué, par un questionnaire de fréquence alimentaire sur 24h, la consommation de boissons sucrées diverses (boissons aux fruits, sodas, thé, café), et par tertile de consommation, l’apport énergétique, la consommation de lait et l’index de masse corporelle (IMC). Entre 1973 et 1994, le pourcentage d’enfants qui consomment des boissons sucrées, notamment sodas (p<0,01) et café sucré (p<0,001), a significativement diminué, passant de 83% à 81% (p<0,05). Cependant, les enfants en consomment des quantités plus importantes, particulièrement du thé sucré (p<0,0001). Qu’ils soient petits ou gros consommateurs de boissons sucrées, leur IMC a augmenté entre 1973 et 1994 (p<0,001), sans différence significative entre les tertiles. En revanche, l’apport énergétique quotidien, plus élevé chez les gros consommateurs, n’a pas évolué entre 1973 et 1994 dans tous les tertiles tandis que la consommation de lait est significativement plus faible dans les tertiles de consommateurs moyens et élevés.La consommation de boissons sucrées ne peut donc expliquer à elle seule l’augmentation de l’obésité chez les enfants. L’éditeur de la revue met en cause l’incitation des enfants à une alimentation déséquilibrée et le manque d’éducation à un mode de vie plus sain.

Auteur : R. Rajeshwari, S.J. Yand, T.A. Nicklas, G.S. Berenson

Documents supports :
Brèves Nutrition N° 26 - Mai 2005 / N26008