Une nouvelle étude transversale a été menée auprès de 3 290 hommes de la Copenhagen Male Study (1970) afin de déterminer si la consommation de sucre dans le café ou le thé avait bien un rôle positif sur l’obésité ; les données de la première étude ayant montré une relation inverse avec l’obésité. Les sujets ont subi un examen physique et ont complété un questionnaire concernant le mode de vie (tabagisme, activité physique) et les facteurs alimentaires (alcool, sucre dans le café, consommation de graisses…) et sociaux. Entre le groupe prenant du sucre dans le café

(n=1 182) et celui n’en prenant pas (n=2 108), les caractéristiques cliniques étaient pratiquement toutes différentes. Chez les consommateurs de sucre, la prévalence de l’obésité était significativement plus faible (6,2 % versus 10,3 %, p<0,001). Ils fumaient plus mais buvaient moins de café, ne cherchaient pas à éviter les aliments gras et les antécédents d’obésité étaient moindres. Après ajustement multivarié en régression logistique, le facteur le plus fortement et positivement associé à l’obésité était les antécédents d’obésité familiale [OR : 3,1 (2,4-4,0), p<0,001], le sucre dans le café étant au contraire associé à un risque 2 fois moindre d’obésité [RR : 0,6 (IC95 % : 0,4-0,7), p<0,001). Ces résultats montrent donc que de petites quantités de sucre ingérées quotidiennement, plusieurs fois par jour peuvent aider au contrôle du poids voire à en faire perdre. À noter toutefois, l’ancienneté des données de cette étude (1985), il serait donc intéressant de confirmer ces résultats avec des informations plus récentes.

 

Sugar in coffee or tea and risk of obesity : a neglected issue. Gyntelberg F et alInt J of Food Sciences and Nutrition, 2009, 60 : 56-64

 

 


Documents supports :
Brèves Nutrition N° 37 - Novembre 2009 - N37010