Cette revue a examiné la littérature sur les facteurs alimentaires d’obésité à travers le prisme du prix des aliments et du coût de l’alimentation. De nombreuses études épidémiologiques ont montré par le passé diverses associations entre les consommations de céréales raffinées, de graisses et de sucres ajoutés et les taux élevés d’obésité et de diabète dans les pays industrialisés. Cependant, leur contribution réelle par leurs effets métaboliques à ces pathologies est encore incertaine. Pour l’auteur, le faible coût de l’énergie alimentaire pourrait être un facteur prédictif plus puissant de prise de poids qu’aucun aliment sucré ou gras. Il montre notamment que les populations à faibles revenus, plus sujettes au surpoids que les populations à revenus plus élevés, ont une alimentation dense en énergie et peu coûteuse. L’alimentation de ces foyers à faible niveau socio-économique est composée essentiellement de graisses, sucres et céréales raffinés, pommes de terre et viandes grasses, des produits alimentaires peu coûteux et denses en énergie, alors que céréales complètes, légumes, poisson et fruits y sont peu présents. En outre, les consommateurs à faibles revenus auraient plus tendance à fréquenter les « fast-foods » et à vivre dans des zones où les produits plus sains sont plus difficiles à trouver. La contribution réelle des graisses et des sucres ajoutés à l’obésité passerait donc par leur coût énergétique réduit. Selon cet auteur, la recherche des facteurs alimentaires (aliments ou macronutriments) responsables d’obésité devrait donc tenir compte du prix des aliments et du coût global de l’alimentation.


The real contribution of added sugars and fats to obesity. Drewnowski A . Epidemiologic Reviews, 2007, 29 : 160-71

Auteur : Drewnowski A

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Brève Nutrition N° 32 - Avril 2008 - N32014