Une équipe néerlandaise a analysé la consommation alimentaire de 85 jeunes femmes (âge moyen : 21 ans) dans différents contextes créés en faisant varier la taille de la portion servie (petite ou normale) et le niveau de consommation de la convive (faible, standard, élevé).

Les participantes étaient persuadées que l’on mesurait l’impact de leur consommation alimentaire sur leurs performances cognitives.

Dans une première situation, une portion de 500 g – considérée comme normale – d’un plat de pâtes ou de purée était servie à chaque participante et sa convive. On leur indiquait qu’elles pouvaient demander à être resservies. Auparavant, on demandait à la convive complice de manger soit une demi-portion (250 g), soit la portion normale, soit 50 % de plus (750 g).

Dans une seconde situation, la portion servie initialement était réduite (250 g ; soit pour la convive, 125 g, 250 g ou 325 g).

Les participantes devaient estimer à l’aide d’une échelle visuelle à 10 points la taille de la portion qui leur était offerte dans chacune de ces 6 conditions expérimentales et les expérimentateurs mesuraient les quantités effectivement consommées par les participantes.

La taille des portions présentées et les quantités consommées par les convives ont eu toutes deux une influence majeure et significative sur les quantités consommées par les participantes : les quantités consommées par les participantes étaient d’autant plus importantes que la portion présentée était plus grande et que la convive en mangeait plus, ces deux effets étant additifs.

Autre résultat intéressant : 78 % des participantes ont déclaré ne pas avoir ajusté leur consommation sur celle de leur convive. Ces résultats pourraient s’expliquer par le fait que les jeunes filles souhaitent certes satisfaire leur faim mais aussi ne pas paraître mal élevées (stéréotypes négatifs) ou goinfres. Le choix des portions consommées révèle la volonté d’être et de rester dans la norme.

 

How much should I eat? Situational norms affect young women’s food intake during meal time. Hermans R.C., Larsen J.K., Peter Herman C., Engels R.C. Br J Nutr, 2012, vol. 107, No. 4, pp. 588-594.

 

 


Auteur : Hermans RC

Documents supports :
Brèves Nutrition N° 48 - Avril 2012 - N48004 (Réf 4718)