Avec l’augmentation de l’incidence de l’obésité et du diabète dans les pays industrialisés, l’existence d’un index simple qui puisse servir de base à des recommandations nutritionnelles, serait de plus en plus utile. Un tel index a déjà été développé avec l’index glycémique (IG) mais il n’apparaît pas aussi simple à manipuler et à calculer que ses développeurs semblent le dire. La méthodologie de sa détermination n’est pas encore consensuelle au niveau international et il est fortement modifié par plusieurs facteurs tels que la nature du glucide et la forme sous laquelle il est présent dans l’aliment, la taille des particules, le mode de cuisson et de préparation et surtout la présence d’autres composants dans un repas (protéines, lipides, fibres). Pour le Professeur  Martine Laville, du Centre de Recherche en Nutrition humaine de Lyon, l’IG ne peut pas être le seul critère pour choisir un aliment et établir un repas équilibré, surtout au regard d’une étude de Flint et al(1), publiée dans la même revue, qui compare l’IG d’un petit déjeuner calculé à partir des tables et l’IG réellement mesuré chez un groupe de volontaires sains. Les résultats montrent qu’il est impossible de prédire l’IG réel d’un repas à partir des tables et qu’il n’existe aucune corrélation entre IG et index insulinique. En revanche, le contenu lipidique et énergétique serait, lui, prédictif de l’IG réel.
Une étude qui remet largement en question le rôle des glucides dans l’IG des repas mixtes et l’intérêt de l’IG pour l’établissement des recommandations nutritionnelles.


Could glycaemic index be the basis of simple nutritional recommendations ? Laville M. British Journal of Nutrition 2004, 91 : 804-4

Auteur : M. Laville

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Brèves Nutrition N° 25 - Février 2005 / N25010