Une expertise récente réalisée par l’INRA (Institut National de la Recherche Agronomique) montre que le modèle français des 3 repas par jour et des repas à 3 plats, les horaires des repas et le temps passé à table restent particulièrement stables. On constate toutefois que le répertoire des repas s’élargit (repas traditionnel, en-cas, plateau-repas…). La France n’échappe pas aux phénomènes observés dans les autres pays développés (augmentation de la consommation de lipides, des apports énergétiques et du recours aux produits préparés). La place du grignotage et son rôle dans la prise de poids font l’objet de controverses. L’INRA propose quelques pistes intéressantes pour favoriser la diversité alimentaire et lutter contre l’épidémie actuelle de surpoids et d’obésité. L’apprentissage du goût doit débuter dès l’enfance. Un sevrage alternant 3 légumes chaque jour améliore l’acceptabilité d’un nouveau légume ainsi que de la viande et du poisson. L’offre alimentaire en milieu scolaire joue également un rôle important ; l’effet de la proximité de fast-foods reste à étudier. Plusieurs « leviers d’action » sont également proposés pour favoriser l’alimentation des populations défavorisées. On sait que celles-ci sont particulièrement touchées par les cas d’obésité grave (3,8 % contre 1 % dans l’ensemble de la population) et que leur alimentation est plus éloignée des recommandations que celle des classes aisées. L’intervention auprès de mères en surpoids est un vecteur de changement, car ce sont elles qui préparent les repas. La diffusion de messages appropriés, ciblant par exemple les aliments très énergétiques de type snacking, pourrait avoir un impact important. L’efficacité de ces actions peut être renforcée par une approche de type communautaire intégrant les valeurs et représentations des groupes concernés.

 

 

Les pratiques alimentaires des Français et comment les améliorer. Conf de presse de l’INRA 9 juillet 2010. 


 


Documents supports :
Brève nutrition N° 41 - Septembre 2010 - N41002