Des apports glucidiques élevés (déjeuner standard complété par un en-cas riche en glucides, soit 2260 kJ de glucides sur un total de 3000 kJ) n’ améliorent pas l’ état psychologique des obèses et plus particulièrement des « carbohydrates cravers »* dont les niveaux de fatigue et d’ agressivité sont pourtant significativement plus élevés que chez les autres obèses. En effet, l’ addition d’ en-cas plus ou moins riches en glucides mais de goût et d’ apparence identiques dans le régime d’ obèses, « carbohydrate cravers » ou non, ne modifie aucun de leurs paramètres psychologiques (fatigue, dépression, agressivité, vivacité). Il paraît donc inutile, d’ un point de vue thérapeutique, d’ inclure dans le régime alimentaire des « carbohydrates cravers » une plus grande quantité de glucides pour améliorer leur état psychique. * Les obèses « carbohydrates cravers » se distinguent par un besoin excessif de consommer, au cours de la journée, plusieurs en-cas riches en glucides, contribuant au moins à 30% de l’ apport énergétique journalier et à plus de 40% de l’ apport glucidique. Psychological and metabolic responses of carbohydrate craving obese patients to carbohydrate, fat and protein-rich meals AC Toornvielt, H Pijl, JC Tuinenburg, BM Elte-de Wever, MSM Pieters, M Frölich, W Onkenhout, AE Meinders Leiden University Hospital, Centre for Human Drug Research, Leiden, Pays-Bas Int Journal Of Obesity, 1997, 21 :860-864

Auteur : AC Toornvielt