Pour la première fois, il est montré qu’ il existe une corrélation positive entre la quantité de glucose disponible dans le sang et la synthèse postexercice de glycogène hépatique. Ce résultat a été obtenu grâce à une méthode originale qui consiste à utiliser la spectroscopie de résonance magnétique pour mesurer simultanément le volume et la teneur en glycogène du muscle et du foie. Après un exercice de 83 minutes à 70% de VO2 max, la consommation de glucose ou de saccharose* augmente la synthèse de glycogène dans le foie, de 2 à 5 fois par rapport au contrôle, pendant les 4 heures suivantes. Cependant, le niveau de reconstitution postexercice du glycogène dans le muscle reste identique au contrôle, quelque soit le type de glucide ingéré. De plus, bien qu’ il existe une corrélation faible mais significative entre la synthèse post-exercice de glycogène hépatique et l’ endurance à un exercice consécutif, les performances au cours d’ un effort réalisé après la période de récupération** sont identiques, que les sportifs aient consommé une boisson glucidique ou non . Ces résultats inattendus pourraient s’ expliquer d’ une part par les faibles quantités de glucides ingérés et, d’ autre part, par la variation interindividuelle de composition des muscles. * 1g/kg d’ une solution à 18,5% de glucides (en poids/volume) ** 70% de VO2 max jusqu’ à l’ épuisement

 

Effect of carbohydrate ingestion on glycogen resynthesis in human liver and skeletal muscle, measured by 13CMRS. A. Casey, R. Mann, K. Banister, J. Fox, PG. Morris, IA. McDonald, PL. Greenhaff. Am. J. Physiol. Endocrinol. Metab., 2000, 278 : E65-E75