En faisant une revue de plusieurs études d’intervention nutritionnelle, Prentice insiste à nouveau sur les différences entre glucides et lipides au niveau de la dépense énergétique et de son autorégulation. En effet, si l’oxydation des glucides est un phénomène très bien régulé, i.e. qui est directement proportionnel à la quantité de glucides ingérés, l’oxydation des lipides n’est pas régulée par leur quantité ingérée, d’où un stockage important en cas de surconsommation. De plus, une manipulation de la consommation en glucides se traduit également au niveau de l’oxydation des lipides : une surconsommation (resp. sousconsommation) de glucides induit une diminution (resp. augmentation) du taux d’oxydation des lipides, alors que la manipulation des lipides est pratiquement sans effet sur l’oxydation des glucides et des lipides (cf. tableau). D’autres éléments spécifiques de la consommation de lipides sont également présentés dans cet article.

 

Manipulation of dietary fat and energy density and subsequent effects on substrate flux and food intake. AM Prentice MRC Dunn. Am J Clin Nutr, 1998, 67, Suppl. : 535S-541S

Auteur : AM Prentice