Metabolic responses to prolonged consumption of glucose- and fructose-sweetened beverages are not associated with postprandial or 24-h glucose and insulin excursions

Cette série d’intervention, menée chez des sujets volontaires d’âge mûr (âge moyen : 53,7 ± 1,4 ans), en surpoids ou obèses, s’est fixée comme objectif de déterminer si les effets métaboliques délétères plus importants du fructose par comparaison au glucose, sont dus aux excursions glycémiques et insulinémiques. Dans le cadre d’un protocole en 3 phases et 2 bras parallèles, 32 sujets ont été soumis durant 2 semaines au centre d’expérimentation à un régime alimentaire équilibré, puis durant 8 semaines à domicile à leur régime habituel mais comportant, pour 25% de l’apport énergétique, des boissons sucrées soit au glucose (n = 15), soit au fructose (n = 17). Enfin, l’intervention s’est terminée par 2 semaines au centre expérimental durant lesquelles les sujets poursuivaient leur consommation assignée de boissons sucrées, mais avec un régime alimentaire équilibré imposé. À l’issue de la période d’intervention de 10 semaines, il a été observé une réduction significative des pics postprandiaux de glycémie, d’insulinémie ainsi que de l’aire sous la courbe des 23 h de glycémie et d’insulinémie dans le groupe des sujets ayant pris des boissons sucrées au fructose comparativement à l’état basal et comparativement au groupe glucose. À 10 semaines d’intervention, l’albumine glyquée est apparue significativement plus basse dans le groupe fructose que dans le groupe glucose, alors que la fructosamine était comparable dans les 2 groupes. Les effets métaboliques délétères associés à la consommation de boissons sucrées semblent principalement liés au fructose des sucres alimentaires plutôt qu’aux excursions glycémiques et insulinémiques induites par le glucose. Les auteurs émettent l’hypothèse d’une dérégulation par le fructose du métabolisme hépatique des lipides. Ils soulignent par ailleurs le rôle potentiellement confondant du fructose dans les études confrontant index ou charge glycémiques et troubles métaboliques.

 

Metabolic responses to prolonged consumption of glucose- and fructose-sweetened beverages are not associated with postprandial or 24-h glucose or insulin excursions. Stanhope K.L., Griffen S.C., Bremer A.A., Vink R.G., Schaefer E.J., Nakajima K., Schwarz J.M., Beysen C., Berglund L., Keim N.L., Havel P.J. Am J Clin Nutr, 2011, 94 : 112-9


Documents supports :
Brèves Nutrition N° 45 - Septembre 2011 - N45010 (Réf 4679)