Saveur sucrée, prise alimentaire et santé buccodentaire
La perception du sucré est un puissant phénomène psycho-biologique associé à la présence d’énergie ; d’autre part, ses propriétés hédoniques lui confèrent un fort potentiel pour agir comme récompense. Il y a un couple à trois entre la forme des aliments, les apports en calories et la saveur hédonique. Des travaux récents présentés dans ce numéro décrivent de nouvelles classes de récepteurs
oraux sensibles aux propriétés caloriques des glucides, et montrent que le « goût pour » le sucré des enfants répondrait à un besoin physiologique, et que l’ingestion de sucre active des circuits cérébraux de récompense indépendamment de la perception du goût sucré… Le « goût du sucre » et le « goût pour le sucre », vaste domaine où de nombreux points sont encore à explorer, avant qu’ils ne livrent leurs secrets.
Dans le cadre de la lutte contre l’épidémie d’obésité, il importe de mieux connaître les facteurs du contrôle de la prise alimentaire : quel est l’impact de la teneur en macronutriments et de l’index glycémique du régime, de la forme solide ou liquide des aliments consommés ? Ces questions sont abordées dans 3 références de cette sélection.
Un autre sujet ici développé est que ce n’est pas la soif qui motive la consommation de boissons. D’autres résumés nous expliquent la cascade de la satiété.
Enfin la Monographie de l’ILSI traitant de la prévention des caries, de l’érosion, des gingivites et de la maladie du parodonte, est ici brièvement résumée. Un chapitre traite plus particulièrement des facteurs alimentaires des maladies buccodentaires : rôle des glucides, des sucres, des sucres ajoutés, des fruits et jus de fruits, ainsi que des aliments amylacés.

Documents joints