De récents travaux ont étudié les répercussions éventuelles sur la santé de la consommation de boissons sucrées aux édulcorants artificiels, appelées aussi « light », dont notamment le diabète de type 2, le syndrome métabolique, des facteurs de risque cardiovasculaire, les accidents vasculaires cérébraux et la mortalité toutes causes. Dans cet esprit, cette étude de cohorte multiethnique s’est fixé comme objectif d’explorer les possibles corrélations entre la consommation de boissons « light » ou de boissons sucrées, et la survenue de différents accidents vasculaires tels que l’infarctus du myocarde, l’accident vasculaire cérébral ou la mortalité d’origine cardiaque.

Âgés en moyenne de 69 ± 10 ans, 2 564 hommes ont ainsi été suivis durant 10 ans en moyenne, après avoir été sériés au début de l’étude selon la fréquence de leur consommation de boissons sucrées ou « light ». Les principales données obtenues ont montré que la prise d’au moins une boisson « light » par jour, déclarée au début de l’étude, était associée par la suite à un plus grand risque d’événements vasculaires et cela, même après ajustement pour différents facteurs confondants. Il n’est apparu en revanche aucune corrélation pour les consommateurs de boissons sucrées et les faibles consommateurs de boissons « light » (1/mois à 1/6semaines).

Les auteurs avancent l’hypothèse d’une prise de boissons « light » visant à alléger l’alimentation en sucres et en calories pour compenser un risque vasculaire existant. Les mécanismes pouvant être à l’origine des effets vasculaires des boissons aux édulcorants ne sont pas clairs mais les colorants au caramel pourraient jouer un rôle en augmentant le taux de produits de glycation avancée proinflammatoires. Les auteurs plaident pour des essais de plus grande ampleur et dans des populations plus jeunes pour confirmer leurs résultats.

Diet Soft Drink Consumption is Associated with an Increased Risk of Vascular Events in the Northern Manhattan Study. 

Gardener H., Rundek T., Markert M., Wright CB., Elkind M.S., Sacco R.L.

J Gen Intern Med, 2012, vol. 27, No. 9, pp. 1120-1126.


Auteur : GARDENER H

Documents supports :
Brèves Nutrition N° 49 - Septembre 2012 - N49009 (Réf. 4739)