Une nouvelle analyse des données de la National Nutrition Survey (1997) et de la Children’s Nutrition Survey (2002) a recherché les relations entre l’index de masse corporelle (IMC) et les apports en sucres et en lipides dans la population néozélandaise. Ces deux études incluaient respectivement 4636 sujets de plus de 15 ans et 3275 enfants âgés de 5 à 14 ans. Les apports quotidiens moyens en lipides, sucres totaux et saccharose ont été estimés par un rappel des 24h. L’analyse des données par régression linéaire montre que les 15-24 ans consomment plus de sucres que les sujets plus âgés, mais leurs apports journaliers en sucres en saccharose et en sucres ( % apport énergétique total) ne sont pas corrélés à l’IMC ou au sexe. Pour les enfants, les apports en sucres n’étaient pas significativement différents selon l’âge ou le sexe et aucune relation significative avec l’IMC ou le sexe n’a été observée. De plus, les enfants obèses avaient des apports en sucres (exprimés en g / jour et en % de l’apport énergétique total) inférieurs à ceux des enfants de poids normal (p<0,001 dans les 2 cas). Chez les enfants du Pacifique (îles Samoa, Tonga…), chez qui l’obésité est significativement plus prévalente que chez les Néo-zélandais européens ou Maori, les apports en sucres étaient significativement plus faibles (p<0,0001). De plus si les boissons sont la principale source de saccharose chez les enfants (26% de l’apport énergétique total), aucune relation n’a été trouvée entre l’énergie (%) apportée par le saccharose et l’IMC des enfants ou des adultes.


Exploring the relationship between sugars and obesity. Parnell W et al. Public Health Nutrition, 2007, 11 : 860-66

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Auteur : Parnell W et al.

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Brève Nutrition N° 34 - Janvier 2009 - N34009