Volume, composition, énergie ou densité énergétique ? Il est décidément bien difficile de concevoir une bonne étude pour déterminer le paramètre majeur capable de réguler la prise alimentaire. L’ équipe de Rolls continue ses investigations (cf Brèves N01005), et tente ici de montrer que le volume est prédominant, en utilisant des précharges isoénergétiques de volumes différents (300, 450 ou 600 ml) et en mesurant la valeur énergétique et le poids des aliments consommés lors des repas suivants. L’ apport énergétique cumulé (précharge + déjeuner) est identique avec une précharge de 600 ml ou sans précharge, alors qu’ il est supérieur pour les précharges de moindre volume, énergétiquement plus denses. A ce stade, la conclusion est qu’ un volume important et/ou une densité énergétique faible sont bien capables d’ autoréguler en partie la prise alimentaire. Le rôle du facteur « énergie consommée » mérite néanmoins d’ être souligné. En effet, quel que soit le volume de la précharge, les sujets répondent partiellement à son apport énergétique : selon un modèle théorique et statistique, pour 1 kJ apporté par la précharge, ils réduisent leur apport énergétique du déjeuner de 0,54 kJ.

 

Volume of food consumed affects satiety in men. BJ Rolls, VH Castellanos, JC Halford, A Kilara, D Panyam, CL Pelkman, GP Smith, ML Thorwart. Am J Nutr, 1998, 67 : 1170-1177

Auteur : A Kilara