La sensibilité à l’insuline, mesurée chez des sujets sains par un test de tolérance à l’insuline, 24 heures après l’ingestion d’un repas standard où les glucides représentent 55% de l’ AET (Apport Energétique Total), n’est pas influencée par le type de glucides (saccharose, 50% de l’ AET, vs amidon, 50% de l’ AET). En revanche, des différences apparaissent au niveau du profil des concentrations plasmatiques en glucose, insuline, acides gras et triglycérides : le régime riche en saccharose se caractérise par des pics glycémiques et insulinémiques plus marqués et les aires sous courbes glycémiques sont supérieures dans le cas du régime riche en amidon. De plus, le régime riche en saccharose entraîne une augmentation significative du taux de triglycérides plusieurs heures après les repas (plus marquée en fin de journée) qui serait dûe à une synthèse hépatique accrue de VLDL triglycérides en relation avec le métabolisme du fructose. Ces variations métaboliques spécifiques du saccharose par rapport à l’amidon seraient dûes, non pas au rapport disaccha-rides/polysaccharides du régime, mais à la présence de fructose dans le régime à 50% (AET) de saccharose. La diminution de la sensibilité à l’insuline pourrait ainsi être associée à long terme à la consommation de tels régimes.

 

Acute effects on insulin sensitivity and diurnal metabolic profiles of a high-sucrose compared with a high-starch diet. ME Daly, C Vale, M Walker, A Littlefield, KG Alberti, JC Mathers. Am J Clin Nutr, 1998, 67 : 1186-1196

Auteur : A Littlefield