Is sweetness addictive ?

“Les aliments sucrés sont-ils addictifs ?” Cette question a été largement débattue dans la communauté scientifique et la presse grand public. Cette revue fait le point sur les données disponibles sur le sujet. Parmi les aliments accusés de provoquer dépendance ou phénomènes de manque, ceux qui sont denses en énergie, sucrés ou riches en graisses sont les plus visés. Certains aliments comme le chocolat, à la fois gras et sucré, peuvent provoquer un état de besoin. Des études cliniques ont montré que les antagonistes des récepteurs opioïdes pourraient réduire sélectivement la consommation d’aliments sucrés ou riches en graisses, en diminuant la satisfaction apportée par leur ingestion, mais pas la faim. Ceci suggère l’existence d’un lien entre la réponse hédonique et les systèmes cérébraux de récompense. Des études ont notamment montré le rôle des endorphines dans la satisfaction apportée par les aliments sucrés. Cependant, l’activité opioïde affecterait plutôt la satisfaction pour tous les aliments qui ont du goût et pas seulement pour les aliments sucrés. Des études d’imagerie cérébrale ont aussi impliqué le système dopaminergique dans la transmission de la réponse hédonique à l’aliment et d’un certain nombre de comportements addictifs. Pourtant, contrairement à l’alcool, les boissons et aliments sucrés ne semblent pas répondre aux critères DSM-IV* en termes de tolérance et de sevrage car, en dehors de pathologies de type boulimie, leur ingestion excessive conduit rarement à un arrêt des activités sociales ou à la recherche à tout prix d’aliments sucrés, par ailleurs facilement accessibles et peu coûteux.

* DSM-IV: Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders – Fourth Edition


Is sweetness addictive?
DEWNOWSKI A., BELLISLE F. British Nutrition Foundation, 2007, 32 : S52-60


Auteur : Drewnowski A; Bellisle F

Documents supports :
Brève Nutrition N° 31 - Octobre 2007 - N 31008