Sans remettre en cause le fait que le sirop de glucose enrichi en fructose (HFCS), comme tout autre nutriment calorique (graisse, alcool, protéines), puisse engendrer une prise de poids si les produits qui en contiennent sont consommés en excès, cette revue réfute l’hypothèse qu’il soit le seul responsable de l’épidémie d’obésité aux États-Unis et dans le monde. Pour l’auteur, le HFCS possède la même composition en sucres que d’autres édulcorants considérés comme bénins : saccharose, miel, jus de fruits, fruits, et il est métabolisé par les mêmes voies. De plus, l’augmentation des apports caloriques quotidiens depuis 1970 n’est pas due aux sucres ajoutés tels que le HFCS, mais plutôt à la progression de la consommation de graisses, farine et céréales. La consommation de HFCS est équivalente à celle du saccharose aux US et inférieure de 10% dans le monde. En outre, bien que le fructose ait des effets métaboliques délétères à dose élevée, cela ne concerne pas le HFCS qui n’est jamais consommé en concentrations aussi importantes . Enfin, il n’existe plus d’association entre HFCS et obésité puisque sa consommation per capita a diminué tandis que le taux d’obésité continue à augmenter et aucune corrélation n’a été trouvée entre utilisation d’HFCS et obésité dans le monde. Les conclusions de l’auteur vont donc dans le sens de celles de Melanson et al (article paru dans le même volume d’American Journal of Clinical Nutrition) et confirment qu’il n’existe pas de preuve du rôle exclusif du HFCS dans la progression de l’obésité.
Straight talk about high-fructose corn syrup : what it is ad what it ain’t. JS White. Am J Clin Nutr, 2008, 88, suppl : 1716-21S

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Auteur : JS White

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Brèves Nutrition N° 35010 - Avril 2009 - N35010