Cette revue fait le point sur les conditions d’ intolérance aux mono- et disaccharides et les mécanismes moléculaires qui en sont responsables. Pour être utilisés par l’ organisme sous forme de nutriment, les glucides sont digérés en monosaccharides qui sont ensuite absorbés au niveau de la membrane intestinale. Lorsque ces processus s’ effectuent mal, les glucides transitent dans l’ intestin sous forme de produits partiellement digérés par les bactéries de la flore intestinale ou non digérés, qui peuvent entraîner des symptômes d’ intolérance tels que ballonnements, flatulences, diarrhée et maux de ventre. Les intolérances les plus fréquentes sont dues au lactose normalement dégradé en glucose et galactose par la lactase, une enzyme localisée dans la membrane intestinale. Son activité est maximale avant le sevrage, le lactose étant prédominant dans le lait. Puis elle décline avec la maturation de l’ intestin. C’ est pourquoi la consommation excessive de produits laitiers peut provoquer chez certains adultes des symptômes d’ intolérance. Chez d’ autres au contraire, la lactase conserve une activité élevée qui serait due à un polymorphisme génétique en amont de son gène. L’ intolérance au saccharose, due à une maladie autosomique récessive induisant une déficience de la saccharase-isomaltase, est en revanche très rare. Certains monosaccharides peuvent aussi provoquer des intolérances. C’ est le cas du fructose dont l’ intolérance pourrait provenir d’ un défaut d’ insertion du transporteur GLUT 5 dans la membrane intestinale.

Auteur : Sibley E