Short sleep duration increases energy intakes but does not change energy expenditure in normal-weight individuals

Des études portant sur le risque d’obésité en relation avec les habitudes de sommeil, ont identifié une exposition plus importante à ce risque chez des adultes dormant en moyenne moins de 7 h/nuit. Pourtant, aucun lien de causalité n’a pu être mis en évidence jusqu’alors. D’autres séries ont montré qu’une durée de sommeil courte entraînait des modifications de certaines hormones de régulation de la prise alimentaire, comme la ghréline et la leptine, suggérant un état prédisposant à la surconsommation alimentaire. Cette expérimentation, entreprise en laboratoire chez 30 volontaires sains (15 hommes et 15 femmes), a eu pour objectif global d’examiner l’équilibre énergétique, les apports alimentaires et les dépenses métaboliques, en situation de sommeil de courte durée et pour des sommeils de durée habituelle. Les participants étaient répartis aléatoirement pour deux séries de 5 nuits séparées par un intervalle libre de 23 nuits. Les sujets étaient soumis à un régime alimentaire imposé répondant à leurs besoins énergétiques estimés pendant les 4 premiers jours, et étaient libres de manger à leur convenance qualitativement et quantitativement pendant tout le cinquième jour. Les apports caloriques du cinquième jour étaient colligés et la dépense énergétique évaluée par la méthode à l’eau doublement marquée. À l’issue des deux phases d’intervention, les auteurs ont noté des apports en calories significativement plus élevés lors de périodes de sommeil de courte durée, comparativement aux périodes de sommeil habituel (p = 0,023), avec un excédent d’environ 300 kcal/j lors des phases de sommeil court. En revanche, il n’y a pas eu de modification compensatoire de la dépense énergétique, chez les hommes comme chez les femmes. La courte durée de sommeil n’a pas eu d’impact particulier sur les sensations subjectives de faim, d’appétit, d’envie de saveur sucrée ou salée.En conclusion, les auteurs estiment que leur étude vient en appui de l’hypothèse d’une relation causale entre la durée du sommeil et la survenue d’une obésité via une augmentation des apports caloriques. Ils plaident cependant pour des études explorant l’impact de la durée du sommeil sur la dépense énergétique.


Short sleep duration increases energy intakes but does not change energy expenditure in normal-weight individuals. ST-ONGE M.P., ROBERTS A.L., CHEN J., KELLEMAN M., O’KEEFFE M., ROYCHOUDHURY A., JONES P.J. Am J Clin Nutr, 2011, 94 : 410-6



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Brèves Nutrition N° 46 - Décembre 2011 - N46007 (Réf 4691)