Pendant 4 jours, une augmentation de 50% en énergie des apports des repas par la consommation de fructose modifie les balances glucidique et lipidique de la même manière que des apports isoénergétiques en glucose ou en saccharose, chez des femmes obèses ou non. L’ ingestion de n’ importe lequel de ces 3 glucides multiplie, le premier jour, la balance glucidique par 22 par rapport au contrôle. L’ excès de glucides n’ est donc pas oxydé mais stocké sous forme de glycogène. Ce n’ est qu’ à partir du deuxième jour que l’ oxydation glucidique augmente et cette élévation se prolonge jusqu’ à ce que la balance soit de nouveau équilibrée, le quatrième jour. Il semblerait donc qu’ il soit nécessaire que les réserves de glycogène soient perturbées afin que se déclenchent les mécanismes de régulation de l’ oxydation des glucides. Parallèlement, quelle que soit la nature des glucides ingérés, l’ oxydation des lipides diminue proportionnellement à l’ augmentation de l’ oxydation glucidique. Ces résultats montrent donc que le fructose ne stimule pas de manière disproportionnée par rapport aux autres types de glucides le stockage des lipides, comme d’ autres études l’ avaient préalablement suggéré.

 

Macronutrient disposal during controlled overfeeding with glucose, fructose, sucrose, or fat in lean and obese women. RM McDevitt, SD Poppitt, PR Murgatroyd, AM Prentice, Am J Clin Nutr, 2000, 72 : 369-377