Entre les années 1970 et 2006, le nombre de caries infantiles a fortement diminué dans les pays européens, surtout les plus riches, grâce à l’usage quotidien de dentifrice fluoré. Le contenu en sucre d’un aliment ne prédit pas son pouvoir cariogène chez un individu, il dépend de nombreux facteurs (hygiène, nombre des occasions de consommation, qualité de la salive, plaque dentaire, etc.). Les bactéries formant la plaque dentaire, organisées en biofilm, fermentent les sucres avec production d’acide lactique, qui diffuse et entraîne la déminéralisation de la dent à pH<5,5. Glucose, fructose et maltose sont pratiquement équivalents au saccharose, en termes d’acidogénicité et donc de cariogénicité. L’émail se reminéralise lentement lorsque le pH remonte, mais si ce processus est insuffisant, une cavité se forme, la carie. En présence de fluor, les dents supportent un pH plus acide (pH5, et l’incorporation de fluor les rend plus résistantes. Le fluor peut prévenir, arrêter et même réparer les caries superficielles. La présence de plaque dentaire peut aussi provoquer une inflammation réversible, gingivite, et évoluer en parodontite, avec perte de tissu conjonctif et d’os, et éventuellement déchaussement des dents. L’érosion dentaire, due au contact de substances acides sur la surface dentaire, survient surtout en absence d’effet tampon de la plaque dentaire, sans rôle connu de bactéries. Sa prévalence, semble augmenter probablement en raison d’une consommation plus importante  d’aliments et de boissons  acidogènes.


Oral and dental health : a monography : prevention of dental caries, erosion, gingivitis and periodentitis. Van Loveren C. ILSI Europe consise monograph series, 2009

 

Auteur : Van Loveren C

Documents supports :
Brèves Nutrition N° 36 - Juillet 2009 - N36013