Grâce à une méthode originale qui consiste à combiner une mesure en continu des concentrations en glucose dans le sang à celle des sensations de faim et de rassasiement, cette équipe néerlandaise a confirmé le rôle primordial de la glycémie dans le contrôle de la faim et de la prise alimentaire consécutive : c’ est la chute de la glycémie qui déclenche la prise d’ un repas. Notamment, il existe une corrélation positive entre la longueur de la réponse glycémique à un repas et la durée qui le sépare du repas suivant. Par ailleurs, la perception de la saveur sucrée influence directement la glycémie : l’ ingestion d’ une boisson édulcorée à l’ aspartame entraîne soit une augmentation (20% des individus), soit aucune variation (40% des individus), soit une diminution (40% des individus), du taux de glucose dans le sang selon que cette boisson ait été jugée comme peu, moyennement ou très sucrée. En fait, plus la boisson est jugée sucrée, plus la chute de la glycémie est importante et rapide. Ainsi, plus un individu juge une boisson sucrée, moins elle lui coupe la faim et, à l’ inverse, moins la boisson est considérée comme sucrée, plus les individus se sentent rassasiés.

 

Blood glucose and meal patterns in time-blinded males, afetr aspartame, carbohydrate, and fat consumption, in relation to sweetness perception. MELANSON K.,  WESTERTERP M., CAMPFIELD L., SARIS W. Br. J. Nut., 1999, 82 : 437-446

Auteur : MELANSON K.