Acute partial sleep deprivation increases food intake in healthy men

Des données récentes montrent que la privation de sommeil augmente l’appétit et les concentrations de ghréline (hormone de la faim), tout en diminuant les concentrations de leptine (hormone de la satiété). Ces données et la réduction du temps de sommeil fréquemment associée à la vie moderne, suggèrent qu’il pourrait s’agir de l’un des facteurs à l’origine de l’épidémie actuelle d’obésité. Une étude expérimentale semble conforter cette hypothèse. Douze étudiants (22 ans) de poids normal (indice de masse corporelle = 22,30 ± 1,83 kg/m2) ont eu une nuit de sommeil de 8 heures ou de 4 heures, puis ont eu libre accès à une nourriture variée. Leur consommation alimentaire et leur activité physique ont été notées immédiatement avant le début de l’expérimentation et pendant la journée suivant la nuit de sommeil contrôlée. La séquence a été répétée afin que chaque sujet ayant dormi 4 heures la première nuit, dorme 8 heures la suivante, et réciproquement. La privation de sommeil s’est traduite par une augmentation significative de 22 % des apports énergétiques consommés (p < 0,01) et par une augmentation de l’appétit avant le petit déjeuner (p < 0,001) et le dîner (p < 0,05. L’activité physique était plus importante après la nuit de 4 heures qu’après la nuit de 8 heures, malgré une somnolence plus marquée. Il semble donc qu’en dépit d’un niveau d’activité supérieur, le manque de sommeil puisse être considéré comme un facteur environnemental de prise de poids , tout cela, naturellement, sous réserve de vérification par des études à plus long terme. 


Acute partial sleep deprivation increases food intake in healthy men. BRONDEL L., ROMER M.-A., NOUGUES P.-M., TOUYAROU P., DAVENNE D. Am J Clin Nutr, 2010, 91, 6 : 1550-1559

Auteur : Brondel L., Romer M.-A., Nougues P.-M., Touyarou P., Davenne D.

Documents supports :
Brèves Nutrition N° 41 - Septembre 2010 - N41010