Le diabète a augmenté en parallèle de l’obésité à travers le monde et les deux phénomènes sont fortement liés. La résistance à l’insuline est un fort prédicteur du développement d’un diabète. S’il a été démontré qu’une consommation excessive de sucres provoque des effets négatifs sur la résistance à l’insuline, les effets d’une consommation de sucres à un niveau réel restent débattus. C’est ce que les auteurs de cet article ont voulu étudier. Ils ont également comparé différents types de sucres.

156 participants, âgés de 20 à 60 ans et avec un IMC de 21 à 35 kg/m2 ont été inclus dans l’étude. 5 groupes de participants ont été formés au hasard, avec chacun un lait différent à consommer pendant 10 semaines :

  • Lait sucré au sirop de glucose-fructose (HFCS), l’HFCS représentant 18% de l’apport énergétique
  • Lait sucré au fructose, le fructose représentant 9% de l’apport énergétique
  • Lait sucré au glucose, le glucose représentant 9% de l’apport énergétique
  • Lait sucré au saccharose, le saccharose représentant 18% de l’apport énergétique
  • Lait non sucré (contrôle), les calories contenues dans le lait représentant 9% de l’apport énergétique

L’intervention a provoqué une augmentation de 200 à 400 kcal/jour de l’énergie consommée. De manière semblable dans tous les groupes, les chercheurs ont noté une augmentation significative du poids, inférieure à 1kg. Aucun changement de la glycémie à jeun, de l’insulinémie ou de la résistance à l’insuline (index de HOMA) n’a pu être observé.

Les auteurs concluent que les sucres ajoutés, à des niveaux tels que consommés aujourd’hui par les Américains, ne provoquent pas de changement de la sensibilité à l’insuline ou de la tolérance au glucose, sans différence selon le type de sucres consommé.

No Effect of Added Sugar Consumed at Median American Intake Level on Glucose Tolerance or Insulin Resistance.

Lowndes J, Sinnett SS, Rippe JM.

Nutrients. 2015 Oct 23;7(10):8830-45.

Auteur : LOWNDES J

Documents supports :
Brèves Nutrition N° 63 - Mars 2016 - N63013