Consumption of added sugars is decreasing in the United States

La consommation de sucres ajoutés (à comprendre dans le sens de glucides à saveur sucrée ajoutés lors de la fabrication ou de la préparation des aliments et des boissons), a augmenté aux USA de 35% entre des estimations réalisées en 1977-78 et en 1994-96. Durant cette dernière période, les boissons non alcoolisées constituaient la majeure partie des apports en sucres ajoutés et représentaient la plus forte contribution à l’énergie du régime alimentaire américain. Malgré les interrogations concernant le rôle des sucres ajoutés dans la survenue d’une obésité ou le risque cardiovasculaire, peu de données sont connues sur l’évolution de leur consommation aux USA depuis les dernières études de 1994-96. D’où l’intérêt de cette étude transversale, menée sur un échantillon de population de 42 316 Américains âgés de plus de 2 ans, et reprenant les éléments de l’étude NHANES sur la période 1999-2008 (5 cycles de 2 ans) ainsi que les données de contenus en sucres ajoutés de la banque de données MyPyramid Equivalents. Le recueil des apports en sucres ajoutés a été pratiqué au moyen d’interviews avec questionnaires de rappel alimentaire des dernières 24 h.

Sur l’intervalle 1999-2008, il a été retrouvé, en valeur absolue, une baisse des apports en sucres ajoutés, qui sont passés d’une moyenne de 100,1 g/j (intervalle de confiance [IC] à 95% = 92,8-107,3) à 76,7 g/j (IC à 95% = 71,6-81,9), les deux tiers de la baisse pouvant être attribués à la diminution de la consommation de sodas. De même, la part des sucres ajoutés dans les apports caloriques journaliers a diminué de 18,1% (IC à 95% = 16,9-19,3) à 14,6% (IC à 95% = 13,7-15,5). Seuls les sucres ajoutés provenant des boissons énergisantes ont vu leur niveau progresser sur la période, mais de façon marginale.

Dans leur discussion, les auteurs expliquent ce recul des apports en sucres ajoutés de plusieurs façons : d’une part, l’engouement pour les régimes « low carb » à la fin des années 1990-début 2000, et d’autre part, la prise de conscience accrue des problèmes d’obésité et des risques qui y sont liés, en particulier par la publication d’un rapport sur ce thème de santé publique (2001). Welsh et al. concluent qu’en dépit de la baisse de la consommation, la moyenne des apports en sucres ajoutés aux USA demeure au dessus des normes conseillées.

 

 

Auteur : Welsh J.A., Sharma A.J., Grellinger L., Vos M.B.

Documents supports :
Brèves Nutrition N° 46 - Décembre 2011 - N46004 (Réf 4688)