L’ appétit, la dépense énergétique et l’ apport alimentaire, le métabolisme du substrat et les concentrations hormonales ont été analysés après l’ ingestion ad libitum d’ un repas de densité énergétique fixe mais alternativement riche en protéines (32% de l’ énergie (E)), graisses (65% E), glucides (65% E) ou alcool (23% E). Les mesures ont été réalisées pendant les 5 heures suivant le repas chez 19 sujets sains. Le repas alcoolisé induit une thermogenèse plus forte (27% p<0,01) que les repas protéinés (17% NS), lipidiques et glucidiques, mais supprime l’ oxydation des lipides tout en conservant une concentration en triglycérides aussi élevées qu’ après le repas gras. Cependant, le fait que l’ alcool soit oxydé très rapidement n’ influence pas la sensation de satiété. En effet, quel que soit le repas, les sensations d’ appétit et la consommation alimentaire sont les mêmes. Il n’ existe donc pas de hiérarchie de satiété suivant la hiérarchie d’ oxydation des macronutriments, alcool >protéine>glucides>lipides

 

L’alcool ne coupe pas l’appétit. Raben AAgerholm-Larsen LFlint AHolst JJAstrup A Am J Clin Nutr, 2003, 77, 1 :91-100.

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Auteur : Agerholm-Larsen L