Eating in the absence of hunger : a genetic marker for childhood obesity in prepubertal boys ?

Les enfants nés avec un fort risque d’obésité sur la base du poids de la mère avant la grossesse, aurait plus tendance à manger sans faim que les enfants à faible risque. C’est ce que révèle une étude observationnelle menée en Pennsylvanie sur des garçons nés avec un risque d’obésité fort ou faible suivis entre 3 mois et 5 ans. La tendance à manger sans faim a été évaluée sur les enfants à 5 ans immédiatement après un repas consommé ad libitum. Des collations étaient mises à disposition des enfants pendant 10 minutes dans une pièce comportant jouets et activités. Les aliments consommés étaient ensuite pesés et les apports énergétiques calculés, tandis que les parents rapportaient leurs propres habitudes alimentaires. Les garçons à fort risque d’obésité avaient 2 fois plus tendance à manger sans faim que ceux à faible risque (326±66kJ vs 151±39kJ soit 78 vs 36 kcal, p=0,03). Chez les filles, la différence entre les 2 groupes n’était pas significative (p=0,5). Par contre, l’attitude restrictive des mères était significativement associée à une augmentation à manger sans faim chez les filles. La tendance à manger sans faim serait donc liée au genre et au risque d’obésité, et limitée aux garçons nés avec un fort risque d’obésité.


Eating in the absence of hunger: a genetic marker for childhood obesity in prepubertal boys? FAITH M.S., BERKOWITZ R.I., VIRGINIA A., STALLINGS, KERNS J., STOREY M., STUNKARD A.J. Obesity, 2006, 14 : 131-8

Auteur : Faith M.S, Berkowitz R.I, Virginia A, Stallings, Kerns J, Storey M, Stunkard A.J

Documents supports :
Brèves Nutrition 29 / Octobre 2006 - N29004