Nutrition Discussion Forum

Selon une étude de Stevenson et al (Br J Nutr 2005 ; 93 :885-93, les repas à fort index glycémique (IG) conduiraient à un gain de masse grasse due à l’oxydation des glucides au dépens des graisses et inversement pour les repas à faible IG. Pourtant, à en croire cette lettre publiée dans le forum de discussion du British Journal of Nutrition, ce n’est pas l’avis de Galgani et al qui invoque notamment des problèmes de méthodologie (précision de la calorimétrie indirecte non indiquée, période post-prandiale insuffisante) et qui s’étonne que les auteurs ne trouvent pas de différence d’oxydation des substrats après le petit-déjeuner et pendant l’exercice, alors qu’ils en trouvent après un déjeuner à fort IG. De plus, en extrapolant des résultats de Stevenson à long terme, les régimes à fort IG créeraient des déséquilibres métaboliques avec des balances lipidiques positives et glucidiques négatives, ce qui ne peut être le cas, l’équilibre énergétique nécessitant l’équilibre des macronutriments. Galgani en conclut que les différences d’oxydation des substrats sont transitoires et compensés sur 24h, ce qui ne peut être visible dans cette étude en raison de la courte période de mesure (3h). Il en donne pour preuve les résultats d’une étude menée par son équipe démontrant l’absence de différence d’oxydation des substrats après le petit-déjeuner ou le déjeuner lorsqu’elle est mesurée sur 10h en dépit de l’induction de réponses glycémiques différentes.


 

Influence controversée de l’index glycémique sur l’utilisation des substrats en période post-prandiale. GALGANI J., DIAZ E., AGUIRRE C. British Journal of Nutrition, 2006, 95 : 845-6


Auteur : Galgani J, Diaz E, Aguirre C

Documents supports :
Brèves Nutrition 29 / Octobre 2006 - N29012