Alors que la glycémie post-prandiale correspond à l’intégration d’un repas comportant glucides, protéines et lipides, ce paramètre est généralement évalué par la mesure de la glycémie 2 heures après une hyperglycémie provoquée par voie orale (HGPO). En effet, bien que les aires sous la courbes (AUC) des insulinémie et glycémie dans une HGPO soient supérieures à celles d’un repas, les corrélations entre insulinémie et glycémie à 2h sont excellentes. De nombreuses études ont montré que ce critère était un meilleur marqueur de risque cardiovasculaire que la glycémie à jeun ou l’HbA1c. Cependant, dans des essais dont le principal but était de réduire la glycémie, aucune diminution de l’incidence des événements cardiovasculaires n’a été observée. L’acarbose, qui a comme cible spécifique la glycémie post-prandiale, semble avoir certains effets macro-vasculaires en freinant l’augmentation de l’épaisseur intima-média et en réduisant le risque cardiovasculaire, mais ces effets restent à confirmer, une méta-analyse incluant 2000 patients n’ayant pas montré de diminution significative des événements vasculaires avec ce traitement. Le rôle direct de l’hyperglycémie et l’importance de la glycémie post-prandiale dans les complications micro- et macro-vasculaires, ne sont donc pas encore clarifiés et l’intérêt de disposer de ce paramètrepour améliorer l’évaluation du risque cardiovasculaire en pratique quotidienne reste à établir.


 

Glycémie post-prandiale pour évaluer le risque cardiovasculaire : un intérêt qui reste à établir. BALKAU B., ANDREELLI F., ESCHWEGE E. Médecine & Maladies métaboliques, 2007, 1 : 21-26


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Auteur : Balkau B, Andreelli F, Eschwège E

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Brèves Nutrition N° 31 - Octobre 2007 - N31009