L’ auteur souligne combien l’ article de Kaplan « nourrit notre réflexion » et rappelle l’ adage « nous sommes ce que nous mangeons ! » Parmi les points les plus intéressants de l’ article de R.J. Kaplan, J.E. Morley souligne la capacité du glucose à moduler notre mémoire. Ce qui a déjà été vérifié notamment chez les patients atteints de maladie d’ Alzheimer. L’ amélioration des performances intellectuelles pourrait être liée à la sécrétion d’ insuline qui suit l’ élévation de la glycémie (à l’ inverse, le mauvais contrôle du diabète a un effet négatif). Plusieurs études ont été consacrées au lien entre alimentation et capacités intellectuelles. Elles ont montré notamment l’ effet probablement négatif des graisses, à la fois à long terme sur le risque de développement d’ une démence et à court terme sur les performances. Les personnes âgées ont souvent des apports alimentaires insuffisants, ce qui les rend particulièrement vulnérables à l’ effet des aliments sur la fonction cognitive. Bien que cet effet soit en général modeste, il pourrait devenir beaucoup plus sérieux lorsqu’ une détérioration des performances intellectuelles a déjà débuté.

 

Food for thought. Morley JE. Am. J. Clin. Nutr., 2001, 74 : 567-8.

Auteur : Morley JE.