Dans la continuité de ses travaux de 1998 (N01002), l’équipe de NW. Read montre que la consommation par voie orale d’une soupe à la tomate riche en lipides (glucides 27,4%, lipides : 68,9% et protéines : 2,8% en % de l’AET) réduit la sensation de faim et ralentit la vitesse de vidange gastrique de manière plus importante qu’une soupe isocalorique, de même propriétés sensorielles mais riche en glucides (glucides : 77%, lipides : 19,7% et protéines : 3,2%). En revanche, lorsqu’elles sont administrées par voie intragastrique, les 2 types de soupe ont une action strictement identique sur la satiété et la distension de l’estomac. Les caractéristiques orosensorielles de la soupe, et non sa composition en macronutriments, déterminent donc son action sur la sensation de faim et la vidange gastrique. Ce dernier effet pourrait s’expliquer par une stimulation de la production de cholecystokinines, qui modulent la motricité de l’estomac. Dans ce cadre, les lipides ont donc une action supérieure à celle des glucides sur la satiété. Or, c’est la relation inverse qui est désormais bien établie ! Une explication serait alors que l’effet satiétant supérieur des aliments riches en glucides repose surtout sur des critères cognitifs, absents de cette étude puisque les deux sortes de soupe, malgré des compositions différentes, sont perçues de manière identique chez les sujets testés, à la fois au niveau de leur teneur en glucides, en lipides et de leur palatabilité.

 

Comparison of the effects of a high-fat and high-carbohydrate soup delivered orally and intragastrically on gastric emptying, appetite, and eating behaviour. CECIL J.E., FRANCIS J.,  READ N.W. Physiol. Behav., 1999, 67, 2 : 299-306

Auteur : J. Francis