Cette étude épidémiologique concerne également le rôle de la composition de l’ alimentation dans la prise de poids, mais cette fois-ci chez les enfants (5-11 ans). Les filles les plus minces sont celles qui ingèrent le plus de glucides et, à l’ inverse, celles qui présentent la plus grande adiposité sont les plus fortes consommatrices de lipides (en % de l’ apport énergétique total). Une tendance similaire, mais non significative, est observée chez les garçons. Il existe néanmoins des valeurs seuils (34,2% pour les lipides et 51,7% pour les glucides) au delà desquelles une augmentation des apports en lipides ne s’ accompagne pas d’ une élévation de l’ adiposité et une augmentation de l’ apport en glucides ne se traduit pas par une diminution de l’ adiposité. Ces valeurs sont proches des recommandations de l’ Académie américaine de pédiatrie (35% pour les lipides et 55% pour les glucides). Une consommation de lipides et de glucides proche des recommandations permettrait donc de prévenir le développement de l’ obésité chez les enfants. Macronutrient energy intake and adiposity in non obese prepubertal children aged 5- 11 y (the Fleurbaix Lavnetie Ville Santé study) G Maillard, MA Charles, L Lafay, N Thibult, M Vray, JM Borys, A Basdevant, E Eschwege, M Romon Unité 258, Inserm, Villejuif et Départements de Nutrition de l’ hôpital de Lille et de l’ Hôtel-Dieu de Paris Int J Obes, 2000, 24 : 1608-1617