Consommer un régime pauvre en glucides (< 47 % des apports énergétiques) serait associé à une plus forte probabilité d’être en surpoids ou obèse, tandis que les plus faibles risques de surpoids seraient obtenus pour une consommation de 47 % à 64 %. Telle est la conclusion d’une étude canadienne menée chez 4451 adultes sains sur la base de mesures anthropométriques et d’un rappel des consommations sur 24 heures. L’IMC et le surpoids ou l’obésité (IMC ≥ 25 kg/m2) des participants ont été comparés selon les quartiles d’apports en glucides. Le risque d’être en surpoids/obèse était moindre dans chacun des 3 quartiles supérieurs par rapport au 1er quartile, d’après une analyse multivariée après ajustement, notamment pour les apports énergétiques totaux et la dépense énergétique. Les plus faibles risques de surpoids étaient observés pour une consommation de 290 à 310 g/jour de glucides. Néanmoins, selon l’éditorial de C.K. Roberts et S. Liu, cette étude comporte quelques limites restreignant la portée de ses conclusions. La première est liée à l’usage d’un seul rappel de 24 heures alors qu’il a été montré que les apports fluctuent largement d’un jour à l’autre ; la deuxième est liée aux conditions d’inclusion et d’exclusion extrêmement sélectives, n’ayant retenu que 22 % des 20 197 participants initialement éligibles et rendant illégitime l’extrapolation des résultats à l’ensemble de la population canadienne. Enfin, les effets métaboliques des glucides étant très différents selon leur type et leur origine, ces paramètres auraient dû être pris en compte, de même qu’ils devraient l’être dans les recommandations américaines à paraître en 2010.


 

Carbohydrate intake and obesity: an association that needs “refining

Carbohydrate intake and overweight and obesity among healthy adults. Merchant A.T., Vatanparast H., Barlas S., Dehghan M. et al.JADA, 2009,

109, 7 : 1165-1172


Auteur : Merchant A.T., Vatanparast H., Barlas S., Dehghan M. et al.

Documents supports :
Brèves Nutrition N° 40 - Juin 2010 - N40007