Chez la femme enceinte active, un régime d’IG élevé accentue fortement les modifications physiologiques de la glycémie post-prandiale et de l’insulinémie, notamment au cours du 3ème trimestre, moment où le taux de glucose sanguin maternel a le plus d’impact sur la croissance fœ tale et donc la taille du bébé à la naissance. Au cours du 2ème et 3ème trimestre, un repas riche en glucides (17-19 % protéines, 20-25 % lipides, 55-60 % glucides) et d’index glycémique élevé (84) augmente de 75 % l’ aire sous courbe de la glycémie par rapport à celle mesurée chez la femme non prégnante, et de 190 % par rapport à celle mesurée chez la femme non prégnante ayant consommée un repas de même valeur énergétique mais d’IG faible (71). Parallèlement, l’hyperinsulinémie maternelle du 2ème trimestre, accentuée au cours du 3ème, est beaucoup plus marquée avec un régime d’IG élevé. A l’inverse dans le cadre d’un régime d’IG faible, la réponse glycémique post-prandiale reste inchangée quelque soit l’état d’avancement de la grossesse. Au cours d’un exercise physique (20 min à 55 % de VO2 max), le régime d’IG élevé diminue fortement la glycémie, et ce tout au long de la grossesse, alors qu’une alimentation d’IG plus faible provoque une baisse non seulement plus légère du taux de glucose sanguin, mais ce uniquement pendant la première moitié de la grossesse. Le type de glucides consommé par les femmes enceintes ou non, en bonne santé et actives, conditionne à la fois la réponse glycémique post-prandiale et la réponse glycémique au cours de l‘ exercise physique. Effect of dietary carbohydrate on the glucose and insulin response to mixed caloric intake and exercise in both nonpregnant and pregnant women JF Clapp III Dpt of Ob/Gyn, MetroHealth Medical Center, Cleveland, Ohio Diabetes Care, 1998, 21 :B107-B112

Auteur : JF Clapp