L’hyperglycémie postprandiale représente 30 à 40 % du temps diurne passé en hyperglycémie par le diabétique de type 2 ; sa réduction est définie comme un objectif thérapeutique par les experts diabétologues et endocrinologues américains. Certaines données obtenues chez le sujet sain suggèrent que la consommation de vinaigre pourrait contribuer à atteindre cet objectif. En toute logique, les effets du vinaigre ont été également évalués chez des diabétiques de type 2. Répartis en 2 groupes, 16 de ces patients ont consommé soit un repas à index glycémique (IG = 86) élevé (purée de pommes de terre et lait allégé), soit un repas apportant le même nombre de calories (pain complet, laitue et fromage allégé) mais à IG faible (38). Les deux types de repas ont été consommés avec ou sans addition de vinaigre. La glycémie et l’insulinémie postprandiales, mesurées toutes les 30 minutes pendant 2 heures après les repas, ont été exprimées en valeurs d’aires sous la courbe, reflétant les quantités totales de glucose et d’insuline présentes dans le plasma pendant les 2 heures de mesure. L’addition de vinaigre a significativement réduit la glycémie (p = 0,04) après la consommation du repas à IG élevé ; la diminution de l’insulinémie postprandiale également constatée n’était pas significative (p = 0,056). En revanche, ni l’hyperglycémie, ni l’hyperinsulinémie postprandiales n’ont été réduites par le vinaigre chez les sujets assignés au repas à IG faible. Ces effets du vinaigre sont généralement expliqués par le fait que l’acide acétique qu’il contient (6 % dans la prépa – ration utilisée) ralentit l’évacuation du contenu gastrique et donc l’absorption des glucides au niveau de l’intestin. Les fibres contenues dans le repas à faible IG, ce qui expliquerait l’absence d’effets du vinaigre pour ce type de repas.


Vinegar reduces postprandial hyperglycaemia in patients with type II diabetes when added to a high, but not to a low, glycaemic index meal. Liatis S., Grammatikou S., Poulia K.A., Perrea D. et al. Eur J Clin Nutr, 2010, 64, 7 :  727-32


Documents supports :
Brèves Nutrition N° 41 - Septembre 2010 - N41007