Le goût des aliments détermine en grande partie les préférences des enfants. Les quantités effectivement consommées dépendent aussi du rassasiement escompté de la part d’un aliment donné. Une équipe britannique a cherché à savoir si cette anticipation du rassasiement était plus importante avec les aliments familiers.

Des photographies d’aliments de grignotage (barre chocolatée, snack fromager, nuggets de poulet, génoise au citron, beignets à la confiture, fromage fondu avec bâtonnets de céréales) ont été présentées à 70 enfants de 11 ou 12 ans. Les enfants devaient déplacer sur une autre photographie une flèche déterminant la portion de pâtes à la sauce tomate (aliment bien connu de tous les enfants) censée procurer la même sensation de plénitude gastrique que la portion d’aliment de grignotage présentée. Cette méthode permettait de déterminer un point d’égalité subjective, exprimé en kcal, lequel, divisé par le contenu énergétique réel de l’aliment de grignotage, donnait le rapport de rassasiement anticipé.

Le caractère familier de l’aliment de grignotage était évalué par une échelle à 5 points portant sur la fréquence de consommation (de « rarement ou jamais » à « presque tous les jours »). L’appétence pour l’aliment était évaluée par une échelle cotée de 0 à 100.

Les enfants ont attribué aux aliments un effet rassasiant d’autant plus important que l’aliment était familier. La corrélation familiarité/rassasiement attendu était significative (p < 0,002). Les auteurs estiment que la multiplication et la variété des aliments très caloriques avec lesquels les enfants ne sont pas familiers, pourraient mettre en échec leurs connaissances acquises en matière de rassasiement, ce qui souligne l’intérêt d’une prévention par une éducation alimentaire à la diversité.

Children’s familiarity with snack foods changes expectations about fullness.Hardman C.A., McCrickerd K., Brunstrom J.M. Am J Clin Nutr, 2011, vol. 94, No. 5, pp. 1196-1201.

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Brèves Nutrition N° 47 - Mars 2012 - N47003 Réf. 4702