Thirst-drinking, hunger eating; tight coupling ?

Ce n’est pas la soif qui motive la consommation de boissons. C’est ce que conclut cette étude observationnelle qui a analysé les relations entre faim, soif et consommation de nourriture et de boissons, en évaluant heure par heure, les prises alimentaires, l’appétit et la soif chez 50 sujets (39 femmes) de poids stable, et ceci quotidiennement pendant 7 jours. Le degré de soif n’était pas corrélé avec l’ingestion de boissons (r = 0,03) ou de calories (r = 0,08) durant la même heure. Le degré de faim était significativement, quoique faiblement, corrélé à l’ingestion de calories (r = 0,30 ; p<0,05) mais pas de boissons (r = 0,04). Des comportements inappropriés (comme d’avoir soif et de manger ou inversement) étaient constatés dans 62% des cas. Les participants buvaient de l’eau quand ils avaient soif sans avoir faim dans 2% des cas et mangeaient en ayant faim sans avoir soif dans 68% des cas. La soif moyenne quotidienne était stable et supérieure à la faim (43 ±11 versus 31 ±16 sur une échelle de 1-100), favorisant le fait de boire fréquemment, ce qui peut poser problème pour le bilan  énergétique, les boissons étant majoritairement (55 %) caloriques. L’appétit ne différait pas significativement selon le sexe, l’IMC ou l’âge (<30 ou >30 ans). Ces résultats montrent un découplage entre faim et consommation de nourriture, soif et fait de boire, mais aussi une absence de lien entre consommation de boissons caloriques et faim ou soif. Faisant le pendant au concept de « faim hédonique », les auteurs proposent celui de « soif hédonique »!


Thirst-drinking, hunger eating; tight coupling? MCKIERNAN F et al. JADA, 2009, 52 : 340-4

 

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Auteur : McKiernan F et al.

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Brèves Nutrition N° 36 - Juillet 2009 - N36010